Nutrivigilance : signaler un effet lié à la berbérine

Par La rédaction de Berbérine.fr · Dernière vérification :

Sommaire

La nutrivigilance est le dispositif de l’ANSES qui recueille les effets indésirables liés aux compléments alimentaires. Son but est d’améliorer la sécurité des consommateurs en repérant vite un signal. Pour la berbérine, vendue comme complément alimentaire, c’est ce dispositif qui s’applique. Cette page définit le terme et explique comment un signalement se fait.

En bref

  • La nutrivigilance est le dispositif de l’ANSES qui recueille les effets indésirables des compléments alimentaires.
  • Un particulier ou un professionnel de santé peut déclarer en ligne, en six étapes.
  • Le petit nombre de signalements ne prouve pas l’absence de risque.

Cette page s’appuie sur 5 sources, toutes ouvertes et vérifiées le 12 août 2026 ; toutes cinq émanent d’une autorité sanitaire.

Qu’est-ce que la nutrivigilance ?

La nutrivigilance est le dispositif de l’ANSES qui a pour objectif d’améliorer la sécurité des consommateurs en identifiant rapidement d’éventuels effets indésirables. Il porte sur les compléments alimentaires, mais aussi sur les nouveaux aliments et certaines denrées enrichies. Créé en 2009, dans le cadre de la loi HPST, il repose sur les signalements que lui adressent les particuliers et les professionnels.

Le principe est simple. Quand une personne ressent un effet qu’elle relie à un complément, elle peut le déclarer. L’ANSES rassemble ces déclarations, les analyse, et cherche à savoir si un produit ou une substance revient de façon anormale. C’est un outil de veille, pas un contrôle avant la vente.

Selon l’ANSES, déclarer un effet indésirable permet d’identifier rapidement d’éventuels effets. Chaque déclaration nourrit cette veille sanitaire.

Qui peut déclarer un effet indésirable ?

Plusieurs personnes peuvent signaler un effet. Les professionnels de santé, les fabricants et les distributeurs peuvent déclarer, et les particuliers peuvent également le faire en ligne. Aucun statut particulier n’est exigé du déclarant.

L’ANSES recommande cependant, quand c’est possible, de passer par un professionnel de santé. Le médecin ou le pharmacien connaît votre situation, vos traitements et vos antécédents, et peut décrire l’effet avec la précision qui rend un signalement utile. Un particulier reste libre de déclarer lui-même.

Comment se passe une déclaration ?

La déclaration se fait en ligne. Elle est organisée en six étapes et ne prend que quelques minutes. On y décrit la personne concernée, le produit, l’effet ressenti et sa chronologie.

Ce qui suit relève de l’agence. Les déclarations reçues par l’ANSES sont analysées par un groupe de médecins ; en cas d’imputabilité forte et de sévérité élevée, l’agence alerte les pouvoirs publics. L’imputabilité est le degré de certitude avec lequel un effet peut être rattaché à un produit ; elle va de douteuse à très probable.

Pourquoi la nutrivigilance concerne-t-elle la berbérine ?

La berbérine figure parmi les substances que ce dispositif surveille. Au terme de son évaluation, l’ANSES a appelé à la vigilance sur les compléments alimentaires qui en contiennent.

Dans son avis du 1er août 2019, l’ANSES rappelle la nécessité de déclarer les effets indésirables de ces compléments, dans le cadre de la nutrivigilance. Ce rappel s’adresse aux professionnels de santé comme aux fabricants, et accompagne les mises en garde visant plusieurs groupes de personnes. Un effet peut d’ailleurs venir d’un flacon dont le contenu réel s’écarte de l’étiquette, l’écart labo-flacon : le signalement aide alors à identifier le produit en cause.

Les chiffres restent modestes. Entre 2009 et octobre 2018, l’ANSES a reçu trois signalements liés à la berbérine, dont un seul a pu être analysé et jugé d’imputabilité possible. Ce petit nombre reflète autant la sous-déclaration que l’absence de danger : beaucoup d’effets ne sont jamais reliés au produit ni déclarés. Le détail des effets indésirables rapportés pour la berbérine est recensé à part.

D’autres canaux de vigilance, comme la pharmacovigilance et la toxicovigilance, ont enregistré des cas supplémentaires : le total dépasse donc ces trois déclarations.

À ne pas confondre : nutrivigilance et pharmacovigilance

La nutrivigilance n’est pas la pharmacovigilance. La pharmacovigilance suit les effets indésirables des médicaments, sous l’autorité de l’ANSM. La nutrivigilance suit ceux des compléments alimentaires et de certains aliments, sous l’autorité de l’ANSES.

La berbérine étant vendue comme complément alimentaire, et non comme médicament, c’est la nutrivigilance qui la concerne. Cette différence de régime est l’une des raisons de commencer par ce qu’il faut vérifier avant d’acheter de la berbérine.

Un rappel se vérifie sur le portail des rappels de produits.

Ce terme fait partie du lexique de la berbérine, qui réunit le vocabulaire des étiquettes et des études.

Questions fréquentes

Qui peut signaler un effet indésirable lié à la berbérine ? Les professionnels de santé, les fabricants et les distributeurs peuvent déclarer, et les particuliers peuvent également le faire en ligne. L’ANSES recommande, quand c’est possible, de passer par un professionnel de santé, qui connaît votre situation et peut décrire l’effet avec précision.

La nutrivigilance et la pharmacovigilance, est-ce pareil ? Non. La pharmacovigilance suit les effets indésirables des médicaments ; la nutrivigilance suit ceux des compléments alimentaires et de certains aliments. La berbérine étant vendue comme complément alimentaire, c’est la nutrivigilance qui la concerne, pas la pharmacovigilance.

Peu de signalements, est-ce que cela veut dire que la berbérine est sûre ? Non. Un petit nombre de signalements reflète autant la sous-déclaration que l’absence de danger. Beaucoup d’effets ne sont jamais déclarés, faute d’être reliés au produit. Le chiffre décrit ce qui a été signalé, pas la fréquence réelle des effets.

Comment cette page a-t-elle été rédigée ?

  • Rédaction : La rédaction de Berbérine.fr
  • Relecture : Comité de relecture éditoriale (vérification des sources et de la conformité)
  • Dernière vérification : 12 août 2026
  • Sources : voir la liste ci-dessous

L’ANSES déconseille les compléments à base de berbérine aux enfants et adolescents, aux femmes enceintes ou allaitantes, ainsi qu’aux personnes diabétiques ou atteintes de troubles hépatiques ou cardiaques. Si vous suivez un traitement, parlez-en à votre médecin avant tout usage : la berbérine interagit avec de nombreux médicaments.

Sources

  1. Tout savoir sur le dispositif de nutrivigilance

    ANSESAutoritéNiveau de preuve A

    Publié le · Consulté le

  2. AVIS relatif à la sécurité d’utilisation de plantes contenant de la berbérine (saisine n° 2018-SA-0095)

    ANSESAutoritéNiveau de preuve A

    Publié le · Consulté le

  3. Utilisation de plantes à base de berbérine dans les compléments alimentaires

    ANSESAutoritéNiveau de preuve A

    Publié le · Consulté le

  4. Nutrivigilance : pourquoi déclarer ?

    ANSESAutoritéNiveau de preuve A

    Publié le · Consulté le

  5. Avis de l’Anses relatif à la sécurité d’utilisation de plantes contenant de la berbérine

    ANSESAutoritéNiveau de preuve A

    Publié le · Consulté le

  6. RappelConso — le site des alertes de produits dangereux

    RappelConso — administrations françaisesAutoritéNiveau de preuve A

    Publié le · Consulté le