Racines et écorces séchées de plantes médicinales disposées sur un plan de travail clair

Plantes à berbérine : quelles espèces, quelles teneurs

Par La rédaction de Berbérine.fr · Dernière vérification :

Sommaire

La berbérine n’est pas une plante : c’est une molécule que fabriquent plusieurs espèces végétales. L’ANSES en recense douze dans son avis de 2019, de l’épine-vinette européenne au phellodendron d’Extrême-Orient. Cette page dit lesquelles, quelle partie de chacune sert de matière première, et combien de berbérine on y a mesuré.

En bref

  • Douze espèces contiennent de la berbérine, surtout dans la racine, le rhizome ou l’écorce.
  • Une seule figure dans l’arrêté français « Plantes » : le phellodendron de l’Amour.
  • Les teneurs mesurées vont d’environ 0,5 % à 9 % selon l’espèce.

Cette page s’appuie sur 14 sources, toutes ouvertes et vérifiées le 31 juillet 2026. Neuf émanent d’une autorité publique ou d’un texte réglementaire, cinq d’une revue à comité de lecture.

À savoir avant de lire. Cette page décrit des plantes et des teneurs mesurées, pas un usage. Elle est informative et ne remplace pas l’avis d’un médecin ou d’un pharmacien. Aucune allégation de santé n’est autorisée pour la berbérine dans l’Union européenne, et l’EFSA n’a pas pu établir de dose journalière sûre.

Un point traverse toute cette page : la liste des plantes inscrites dans l’arrêté français ne recoupe pas celle des plantes que l’on trouve en rayon.

Nous lisons cet écart à travers l’écart labo-flacon, la distance entre ce qu’une étude a mesuré et ce que contient le flacon vendu en magasin. Deux espèces voisines, un fruit et une racine, une plante commune et une plante menacée : ces distinctions décident du contenu réel d’une gélule.

Quelles espèces végétales contiennent de la berbérine ?

Douze espèces figurent dans le recensement de l’ANSES, avec pour chacune la partie de plante employée. L’agence les a réunies dans un tableau intitulé « Plantes à berbérine autorisées dans les compléments alimentaires en France, Belgique ou Italie ».

EspècePartie utiliséeNom courant
Berberis aquifolium Pursh.racinemahonia à feuilles de houx
Berberis aristata DC.racineépine-vinette indienne
Berberis vulgaris L.racineépine-vinette
Coptis japonica (Thunb.) Makinoracinecoptide du Japon
Coptis teeta Wall.racinecoptide, huang lian
Coptis trifolia (L.) Salisb.rhizomecoptide à trois feuilles
Coscinium fenestratum (Goetgh.) Colebr.racinefaux calumba
Hydrastis canadensis L.racine et rhizomehydraste du Canada
Jateorhiza palmata (Lam.) Miersracinecalumba
Phellodendron amurense Rupr.écorcephellodendron de l’Amour
Thalictrum flavum L.racinespigamon jaune
Tinospora sinensis (Lour.) Merr.racine, tige, feuilletinospora

Cette liste n’est pas un classement. Elle ne dit ni laquelle est préférable, ni laquelle est plus sûre : elle dit seulement lesquelles ont été examinées ensemble.

La liste européenne est légèrement plus longue. L’évaluation de l’EFSA porte sur treize couples espèce-organe et ajoute la grande chélidoine, Chelidonium majus, que le recensement français ne mentionne pas.

Une molécule répartie dans six familles botaniques

La berbérine ne se limite pas à un genre. L’ANSES écrit qu’elle est « assez largement distribuée » dans six familles : Annonaceae, Berberidaceae, Menispermaceae, Papaveraceae, Ranunculaceae et Rutaceae. Ces familles n’ont pas d’ancêtre botanique proche.

Autrement dit, des plantes sans lien de parenté évident produisent la même molécule. Le mahonia, l’hydraste et le phellodendron appartiennent à trois familles différentes. Chercher « la plante à berbérine » n’a donc pas de sens : il y en a une douzaine, et elles ne se ressemblent pas.

La molécule, elle, ne change pas d’une plante à l’autre. Elle porte le même identifiant dans les bases de référence, quelle que soit l’espèce qui l’a produite. PubChem l’enregistre sous le numéro CID 2353, et la base européenne ChEBI sous CHEBI:16118.

Cette dispersion a une conséquence pratique. Un extrait végétal porte le nom de son espèce, pas celui de la molécule, et deux produits nommés différemment peuvent contenir la même substance active. La page qu’est-ce que la berbérine décrit la molécule elle-même, son identité chimique et sa couleur jaune caractéristique.

Où la berbérine se concentre dans la plante

La berbérine ne se répartit pas uniformément dans le végétal. L’ANSES précise que ces alcaloïdes sont « particulièrement concentrés dans les parties souterraines (racines et rhizomes), les tiges et l’écorce ». Leurs teneurs sont « en revanche plus faibles dans les fruits et les feuilles ».

C’est pourquoi la colonne « partie utilisée » du tableau ci-dessus n’est pas un détail botanique. Onze des douze espèces sont exploitées pour leur racine ou leur rhizome, une pour son écorce. Une seule, le tinospora, l’est aussi pour sa feuille.

Répartition de la berbérine dans la plante : racine, rhizome et écorce contre fruit et feuille

Combien de berbérine contiennent-elles ?

Les teneurs mesurées vont d’environ 0,5 % à 9 % de la matière sèche, selon l’espèce et l’organe. Le tableau ci-dessous reprend les valeurs du tableau 8 de l’avis de l’ANSES, avec la référence indiquée par l’agence pour chaque ligne.

Espèce (partie)Teneur en berbérineRéférence citée par l’ANSES
Coptis japonica (racine)7 à 9 %OMS 1999
Coptis teeta / C. chinensis (racine)5 à 7 %OMS 1999
Coptis trifolia (rhizome)4 à 8 %OMS 1999
Berberis vulgaris (racine)4,5 %Pharmacopée française, OMS 2009
Phellodendron amurense (écorce)1,2 à 4,75 %OMS 2009
Hydrastis canadensis (racine)0,5 à 4,5 %Pharmacopée européenne, OMS 2007
Berberis aquifolium (racine)0,5 à 6 %Pharmacopée française, OMS 2009
Berberis aristata (racine)supérieure à 1 %Herbal Medicines Compendium
Thalictrum flavum (racines)environ 0,5 %Ropivia et coll., 2010

Les Coptis dominent ce tableau. Une racine de Coptis japonica peut contenir dix-huit fois plus de berbérine qu’une racine de pigamon jaune, à masse égale de matière sèche.

Ce que ces pourcentages ne disent pas

Un pourcentage décrit la matière première séchée, pas la gélule. Entre la racine récoltée et le flacon, il y a une extraction, une concentration éventuelle, un excipient et un dosage. Aucune de ces étapes n’apparaît dans le chiffre ci-dessus.

Les mesures publiées le montrent bien. Une étude de 2024 a préparé trois extraits en laboratoire, à partir d’écorce fraîche, et les a dosés. Elle a trouvé 10,2 mg de berbérine par gramme dans celui de Berberis vulgaris, contre 2,84 mg/g pour le mahonia et 2,63 mg/g pour le phellodendron.

Ces extraits n’ont pas été achetés en rayon : les auteurs les ont fabriqués selon un protocole décrit. Les écarts entre espèces sont donc réels, mais ils ne disent rien de la dispersion entre produits du commerce, que personne n’a mesurée. Ces valeurs portent sur des extraits, pas sur la plante entière, et l’ordre des espèces n’y est pas le même que dans le tableau des pharmacopées.

Un chiffre de teneur ne renseigne donc pas sur ce qui sera absorbé. Ce que les essais cliniques ont réellement administré, et sur quelle forme, est décrit sur la page recherche sur la berbérine.

Pourquoi deux lots de la même espèce diffèrent

Une plante n’est pas une usine. Une analyse de 2023 a porté sur des Berberis indiens. Ses auteurs relèvent que la teneur en berbérine varie selon l’espèce, le lieu, l’altitude, la saison et la partie de plante prélevée.

Quatre facteurs, donc, pour une même espèce : où elle a poussé, à quelle altitude, à quelle saison elle a été récoltée, et quel organe a été prélevé. Un producteur peut maîtriser le dernier ; les trois autres varient d’une campagne à l’autre.

C’est aussi pour cette raison que la berbérine sert de marqueur de qualité. Dans la pharmacopée chinoise, elle est le composé retenu pour évaluer la qualité des drogues de Coptis, précisément parce que sa teneur varie et qu’il faut donc la mesurer.

Quelles plantes à berbérine sont autorisées en France ?

Une seule figure dans l’arrêté du 24 juin 2014, celui qui fixe la liste des plantes admises dans les compléments alimentaires. L’ANSES l’écrit sans ambiguïté : le Phellodendron amurense est la seule plante à berbérine présente dans la liste de cet arrêté, et uniquement pour son écorce.

Ce constat surprend, parce que ce n’est pas cette espèce que l’on trouve le plus souvent en rayon. L’agence le note dans le même avis. Les compléments à la berbérine vendus en France sont « le plus souvent formulés avec des extraits standardisés Berberis ». Il s’agit de Berberis vulgaris ou de Berberis aristata.

Par quelle voie les autres espèces arrivent-elles ?

Les autres espèces passent par un chemin différent, et c’est là que se trouve la confusion. L’ANSES indique qu’elles figurent dans la liste des plantes éligibles du décret n° 2006-352, ainsi que dans la liste de 1011 plantes publiée par la DGCCRF en janvier 2019.

Trois listes coexistent donc, et elles ne se recouvrent pas :

  • L’arrêté du 24 juin 2014, dit arrêté « Plantes », avec ses conditions d’emploi et ses mentions d’étiquetage obligatoires. Une seule plante à berbérine y figure.
  • La liste des plantes éligibles du décret n° 2006-352, qui organise l’emploi des préparations végétales dans les compléments alimentaires.
  • La liste DGCCRF de janvier 2019, qui recense 1011 plantes et sert de référence administrative aux opérateurs.

Une phrase du type « plante autorisée en France » ne dit donc pas par quelle voie, ni avec quelles conditions. Le cadre complet, avec les textes et leurs dates, est exposé sur la page réglementation de la berbérine en France et dans l’UE.

Ce que l’étiquette du phellodendron doit porter

L’arrêté ne se contente pas d’autoriser une plante ; il l’assortit de conditions. Sa ligne consacrée au Phellodendron amurense Rupr. indique la famille (Rutaceae), les noms courants, la partie employée (écorce) et les substances à surveiller, en l’occurrence les alcaloïdes isoquinoliniques.

La dernière colonne est la plus concrète pour un acheteur. Le texte impose que « l’étiquetage doit comporter un avertissement déconseillant l’emploi aux femmes enceintes ». Cette mention n’est pas commerciale : elle est obligatoire.

Aucune teneur maximale en alcaloïdes isoquinoliniques n’accompagne cette obligation. L’absence de plafond n’est pas une garantie d’innocuité, et les groupes auxquels l’ANSES déconseille ces compléments sont listés sur la page sécurité de la berbérine.

Une racine séchée et une écorce posées côte à côte sur un fond neutre

Deux plantes voisines donnent-elles le même produit ?

Deux plantes voisines ne donnent pas le même produit, parce qu’une espèce ne se résume jamais à un seul alcaloïde. Le nom latin sur une boîte identifie la plante ; il ne décrit ni sa composition complète, ni l’organe prélevé.

C’est aussi la raison pour laquelle ce site ne désigne aucune espèce comme préférable à une autre. Un tel classement supposerait un jugement d’efficacité, et nous n’en portons aucun. Les règles que nous nous imposons sur ce point figurent dans notre politique éditoriale.

L’hydraste n’est pas une plante à berbérine pure

À ne pas confondre. L’hydraste du Canada passe pour une source de berbérine, mais ce n’est pas son alcaloïde majoritaire. D’après le tableau 8 de l’ANSES, sa racine contient 2,5 à 6 % d’alcaloïdes totaux, dont 1,5 à 5 % d’hydrastine et 0,5 à 4,5 % de berbérine.

L’hydrastine peut donc dominer. Un extrait d’hydraste n’équivaut pas à un extrait de berbérine, et les données obtenues sur la molécule isolée ne se transposent pas automatiquement à cette plante.

« Berberis » ne désigne pas une seule plante

À ne pas confondre. Le genre Berberis compte plusieurs espèces utilisées en complément, dont vulgaris, aristata et aquifolium. Leurs teneurs diffèrent, et leur origine géographique aussi : l’une est européenne, l’autre himalayenne, la troisième nord-américaine.

Une étiquette qui mentionne « Berberis » sans épithète d’espèce laisse cette question ouverte. Une étiquette qui indique l’espèce mais pas la partie de plante en laisse une autre : la racine et la tige d’un même pied n’ont pas la même composition.

Le fruit d’épine-vinette n’est pas sa racine

À ne pas confondre. L’épine-vinette occupe une place particulière, parce que ses fruits sont un aliment. L’ANSES rappelle qu’ils sont utilisés en France « pour la confection de confitures, de boissons rafraîchissantes et de liqueurs », avec une consommation restée anecdotique.

Le complément alimentaire, lui, emploie la racine. Fruit et racine viennent du même pied, mais l’un relève de la cuisine et l’autre d’un extrait concentré. Confondre les deux conduit à conclure d’une confiture à une gélule, ce que rien n’autorise.

Trois confusions courantes : hydraste, genre Berberis, fruit contre racine

Ces plantes sont-elles menacées ?

Une de ces espèces l’est. L’UICN a classé l’hydraste du Canada « Vulnérable » sur sa Liste rouge en novembre 2017. L’organisation relie ce classement à la cueillette sauvage non régulée et à la perte d’habitat.

Cette espèce figure aussi à l’annexe II de la CITES, la convention sur le commerce international des espèces menacées. Son commerce international est donc encadré, ce qui n’est le cas d’aucune autre plante du tableau.

Ce que ce statut change pour un acheteur

Un statut de conservation n’est pas une information de sécurité, et il ne dit rien de la qualité d’un produit. Il indique en revanche que l’approvisionnement de cette espèce repose en partie sur une ressource sous pression.

Deux conséquences pratiques en découlent. La traçabilité d’un extrait d’hydraste engage davantage qu’un argument commercial, et la substitution par une espèce moins chère y est plus tentante que pour une plante cultivée à grande échelle.

Ces deux points dépassent la botanique. Ils rejoignent la question de fond de ce site, à savoir ce que l’on sait et ce que l’on ignore. Notre synthèse d’ensemble rassemble ce que disent les autorités et la recherche.

Ce que cette page ne dit pas

Trois questions restent ouvertes après ce recensement, et mieux vaut les nommer que les laisser deviner.

La première est l’effet. Cette page décrit des espèces, des organes et des teneurs. Elle ne dit rien de ce que la berbérine fait dans l’organisme, et c’est précisément ce que l’EFSA évalue depuis que la Commission européenne l’a saisie en 2023.

La deuxième est la dose. Aucune teneur de ce tableau ne se convertit en quantité recommandée. L’EFSA a conclu, dans son projet d’avis de janvier 2026, qu’aucune dose journalière sûre ne pouvait être établie pour ces préparations végétales.

La troisième est le contenu réel d’un produit donné. Nous n’avons analysé aucun flacon et ne citons aucune marque. Comment nous choisissons et vérifions nos sources est décrit sur la page méthodologie.

L’écart labo-flacon, en trois lignes

L’écart labo-flaconSur cette page
Ce que l’étude a mesurédes teneurs dans la matière première séchée, par espèce et par organe
Ce que le flacon contientun extrait dont le procédé, la concentration et le titrage ne figurent pas dans ces chiffres
Ce qui reste inconnula quantité réellement absorbée, et la dose journalière sûre, qu’aucune donnée ne permet d’établir

Quand demander l’avis d’un professionnel de santé ?

Trois situations justifient de poser la question à un médecin ou à un pharmacien avant tout usage, plutôt que de se fier au nom d’une plante sur une boîte.

  • Vous suivez un traitement médicamenteux. La berbérine agit sur des enzymes du foie qui métabolisent de nombreux médicaments, quelle que soit la plante d’origine.
  • Vous êtes enceinte, allaitante ou diabétique. Ce sont des groupes auxquels l’ANSES déconseille explicitement ces compléments.
  • Un effet indésirable apparaît après la prise d’un complément. Le signalement se fait auprès du dispositif de nutrivigilance de l’ANSES, et un professionnel de santé peut le déposer pour vous.

Questions fréquentes

Quelle plante contient le plus de berbérine ? Les Coptis affichent les teneurs les plus élevées du recensement : 7 à 9 % dans la racine de Coptis japonica. Ce chiffre décrit la matière première, pas une gélule.

L’épine-vinette du jardin en contient-elle ? Oui, dans sa racine. Ses fruits servent en France à faire des confitures et des liqueurs ; ce site ne propose aucune préparation domestique.

Toutes ces plantes sont-elles autorisées en France ? Une seule figure dans l’arrêté du 24 juin 2014. Les autres relèvent du décret n° 2006-352 et de la liste DGCCRF de 2019.

Une plante autorisée est-elle une plante sûre ? Non : les deux questions sont distinctes. Ce que ce site peut et ne peut pas affirmer à ce sujet figure sur la page avertissement médical.

Aucune de ces réponses ne vaut pour votre situation personnelle. Ce contenu est informatif et ne remplace pas une consultation. Si vous suivez un traitement, parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien avant tout usage.

Si un texte cité ici a changé, signalez-le : la procédure figure sur la page politique de correction.

Comment cette page a-t-elle été rédigée ?

  • Rédaction : La rédaction de Berbérine.fr
  • Relecture : Comité de relecture éditoriale, qui vérifie les sources et la conformité, et qui ne dispose d’aucune compétence médicale
  • Dernière vérification : 31 juillet 2026
  • Sources : les 14 références figurent en bas de page, avec leur date de consultation

Sources

  1. AVIS relatif à la sécurité d’utilisation de plantes contenant de la berbérine (saisine n° 2018-SA-0095)

    ANSESAutoritéNiveau de preuve A

    Publié le · Consulté le

  2. Avis de l’Anses relatif à la sécurité d’utilisation de plantes contenant de la berbérine

    ANSESAutoritéNiveau de preuve A

    Publié le · Consulté le

  3. Utilisation de plantes à base de berbérine dans les compléments alimentaires

    ANSESAutoritéNiveau de preuve A

    Publié le · Consulté le

  4. Arrêté du 24 juin 2014 établissant la liste des plantes autorisées dans les compléments alimentaires

    LégifranceRéglementationNiveau de preuve A

    Publié le · Consulté le

  5. Call for data: scientific opinion on the evaluation of the safety of plant preparations containing berberine

    EFSAAutoritéNiveau de preuve A

    Publié le · Consulté le

  6. Draft opinion on plant preparations containing berberine — présentation aux opérateurs, 22 avril 2026

    EFSAAutoritéNiveau de preuve A

    Publié le · Consulté le

  7. Targeted stakeholder meeting on EFSA’s draft opinion on plant preparations containing berberine

    EFSAAutoritéNiveau de preuve A

    Publié le · Consulté le

  8. Berberine, CID 2353

    PubChem — NIH / National Library of MedicineAutoritéNiveau de preuve A

    Consulté le

  9. Unregulated wild collection and habitat loss lead to Vulnerable status for medicinal Goldenseal

    IUCN — Union internationale pour la conservation de la natureAutoritéNiveau de preuve A

    Publié le · Consulté le

  10. Berberine (CHEBI:16118)

    ChEBI — European Bioinformatics InstituteNiveau de preuve B

    Consulté le

  11. Pharmacological potential of three berberine-containing plant extracts from Berberis vulgaris, Mahonia aquifolium and Phellodendron amurense

    Biomedicines (MDPI), via PubMed CentralNiveau de preuve B

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  12. Species evolution and quality evaluation of four Coptis herbal medicinal materials in Southwest China

    3 Biotech (Springer), via PubMed CentralNiveau de preuve B

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  13. HPLC-DAD fingerprinting coupled with chemometric analysis can successfully differentiate Indian Berberis species and its plant parts

    3 Biotech (Springer), via PubMed CentralNiveau de preuve B

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  14. Identification of Goldenseal (Hydrastis canadensis L.) habitat and indicators in Pennsylvania, USA

    Ecology and Evolution (Wiley), via PubMed CentralNiveau de preuve B

    Publié le · Consulté le