Méthodologie : comment nous choisissons nos sources
Dernière vérification :
Cette page décrit la méthode que nous appliquons à chaque contenu. Elle existe parce que nous n’avons pas d’auteur médical à mettre en avant : notre crédibilité ne peut donc reposer que sur un procédé vérifiable.
Comment nous choisissons une source
Nous classons les sources en trois niveaux et nous imposons une proportion minimale par page.
Niveau A — autorités et textes officiels. Les avis de l’ANSES, les opinions de l’EFSA, les textes publiés sur EUR-Lex et Légifrance, les documents de l’ANSM et de la DGCCRF. Ce sont les seules sources acceptées sur les pages consacrées à la réglementation.
Niveau B — recherche évaluée par les pairs. Les articles indexés dans PubMed ou PMC, les revues systématiques et les méta-analyses. Ce niveau est obligatoire dès qu’une page décrit ce qu’une étude a mesuré.
Niveau C — institutions et organisations professionnelles. Le Vidal, l’Inserm, les ordres professionnels, les fédérations de patients.
Au moins la moitié des sources d’une page relèvent des niveaux A ou B. Sur les pages qui traitent de sécurité ou de réglementation, cette proportion est plus élevée encore.
Les sources que nous refusons
Nous n’utilisons jamais comme source d’un fait un site qui vend le produit dont il parle. Ce n’est pas un jugement sur leur sérieux : c’est que l’intérêt commercial porte précisément sur l’affirmation que la réglementation interdit.
Sont également exclus des sources primaires :
- les encyclopédies collaboratives et les wikis ;
- les forums et les réseaux sociaux ;
- les blogs et les newsletters personnelles ;
- les portails de santé grand public qui reprennent des allégations non autorisées ;
- les boutiques en ligne, y compris celles qui citent des études.
Ces pages peuvent être citées comme exemple de la manière dont on communique sur la berbérine, mais jamais comme preuve d’un fait.
Comment nous vérifions
Chaque source est ouverte avant publication. Nous relevons l’adresse consultée, la date de consultation et un extrait littéral qui soutient l’affirmation concernée. Une source que nous n’avons pas pu ouvrir n’est pas citée.
Ensuite vient l’étape que nous considérons comme la plus importante : nous relisons la phrase du site à côté de l’extrait de la source. Si la phrase dit davantage que la source, elle est reformulée ou supprimée. Une source correcte placée à côté d’une affirmation qu’elle ne soutient pas reste une erreur.
Enfin, un contrôle automatisé vérifie que chaque adresse citée répond toujours, et signale les liens morts.
Comment nous formulons
Nous distinguons quatre degrés de certitude, et le vocabulaire suit ce degré.
| Degré | Formulation employée | Condition |
|---|---|---|
| Fait établi | « contient », « figure dans » | source de niveau A, ou plusieurs sources concordantes |
| Indication | « plusieurs essais rapportent » | au moins une source de niveau B |
| Hypothèse | « est à l’étude » | source explicite, résultat non concluant |
| Absence de preuve | « aucune donnée ne permet d’établir » | position d’une autorité, ou absence documentée |
Une règle prime sur toutes les autres : un résultat d’étude n’est jamais traduit à la deuxième personne. Nous écrivons « dans cet essai, les participants qui recevaient X ont présenté… », jamais « la berbérine peut vous aider à… ». Le premier décrit une observation ; le second promet un résultat, et c’est précisément ce que le règlement européen interdit.
L’écart labo-flacon
Il s’agit du cadre de lecture propre à ce site : l’écart entre ce qu’une étude a réellement mesuré et ce que contient le flacon vendu en magasin.
Cet écart existe parce que la plupart des essais portent sur du chlorhydrate de berbérine standardisé, à des doses précises, sur des durées courtes et des groupes restreints. Un complément du commerce peut contenir un extrait de plante dont la teneur varie, associé à d’autres substances, et absorbé différemment. Les deux ne sont pas interchangeables.
Sur chaque page de fond, un encadré rappelle trois éléments : ce que l’étude a mesuré, ce que le flacon contient, et ce qui reste inconnu. Ce cadre structure l’ensemble de nos pages sur ce que la recherche a mesuré.
À quelle fréquence nous réexaminons
Chaque page porte une date de dernière vérification, visible en haut de l’article.
Les pages qui traitent de sécurité, d’interactions ou de réglementation sont réexaminées chaque trimestre. Les pages de fond sur le fonctionnement ou les formes le sont deux fois par an. Les contenus de contexte, comme la botanique, le sont annuellement.
Un réexamen anticipé est déclenché dès qu’une autorité publie un nouvel avis. L’EFSA mène actuellement une évaluation de la sécurité des préparations végétales contenant de la berbérine : la publication de son avis définitif entraînera une révision de toutes les pages concernées. L’état de cette procédure est suivi sur la page réglementation.
Ce que cette méthode ne garantit pas
Elle ne remplace pas une expertise médicale. Nous vérifions que nos sources existent et que nos phrases leur correspondent ; nous ne sommes pas en mesure d’évaluer la qualité clinique d’un protocole d’étude.
C’est pourquoi ce site renvoie systématiquement vers un médecin ou un pharmacien dès qu’une question dépasse la description de l’état des connaissances. Les limites que nous nous imposons, et la raison pour laquelle nous n’affichons ni classement ni posologie, sont expliquées sur la page à propos.