Partie utilisée : l’organe prélevé change le contenu

Par La rédaction de Berbérine.fr · Dernière vérification :

Sommaire

À savoir avant de lire. Cette page est informative et ne remplace pas l’avis d’un médecin ou d’un pharmacien. Aucune allégation de santé n’est autorisée pour la berbérine dans l’Union européenne, et l’EFSA n’a pas pu établir de dose journalière sûre.

La partie utilisée est l’organe de la plante employé dans un produit : racine, rhizome, écorce de tige, feuille ou fruit. Pour les plantes à berbérine, cette mention n’est pas un détail botanique. Elle détermine ce que l’extrait contient.

En bref

  • La partie utilisée est l’organe de la plante employé dans le produit.
  • Pour une même espèce, la teneur change selon l’organe prélevé.
  • Les listes officielles recensent les plantes par partie utilisée.

Cette page s’appuie sur 5 sources, toutes ouvertes et vérifiées le 22 octobre 2026 ; 5 d’entre elles proviennent d’une autorité publique ou d’une revue à comité de lecture.

Pourquoi les listes officielles précisent-elles l’organe ?

Les listes officielles précisent l’organe parce que l’autorisation porte sur un couple, pas sur une plante seule. Le tableau de l’ANSES qui recense les plantes à berbérine utilisables en France, en Belgique ou en Italie comporte une colonne « Parties utilisées », espèce par espèce.

Une même espèce peut donc être recensée pour sa racine et pas pour sa tige. Voici les organes retenus pour quelques espèces de ce tableau.

EspècePartie utilisée
Berberis vulgaris L.racine
Berberis aquifolium Pursh.racine
Coptis teeta Wall.racine
Coptis trifolia (L.) Salisb.rhizome
Hydrastis canadensis L.racine et rhizome

La racine domine, mais pas partout : le coptide à trois feuilles est recensé pour son rhizome, et l’hydraste pour les deux. Le panorama complet des espèces et de leurs organes figure sur plantes à berbérine.

Ce que l’écart représente concrètement

Deux chiffres suffisent à mesurer l’enjeu, et ils portent sur la même espèce.

Une étude publiée en 2024 a préparé ses extraits à partir d’écorce de tige fraîche, en fragments de 0,5 à 1 cm. Pour le mahonia, elle a mesuré 2,84 mg de berbérine par gramme, soit environ 0,28 %. Les monographies retiennent pour la racine de cette même espèce une fourchette de 0,5 à 6 %.

Il n’y a pas de contradiction entre ces valeurs : elles ne portent pas sur le même organe. Mais une étiquette qui annonce une teneur sans nommer l’organe ne permet pas de savoir à laquelle des deux références elle se rattache.

À ne pas confondre : espèce et partie utilisée

L’espèce répond à la question « quelle plante ». La partie utilisée répond à « quel morceau ».

Les deux informations sont nécessaires et ne se remplacent pas. Une analyse de 2023 a montré qu’une empreinte chromatographique permet de distinguer non seulement les espèces de Berberis, mais aussi leurs parties de plante. L’écart entre organes est donc mesurable, pas théorique.

Où cette mention apparaît-elle ?

Cette mention apparaît à trois endroits, et elle n’y a pas le même statut.

Dans les listes réglementaires, elle fait partie de l’autorisation : l’organe nommé est celui qui est visé. Dans la littérature scientifique, elle fait partie du protocole : une étude sérieuse précise sur quoi elle a travaillé. Sur un emballage, en revanche, rien ne garantit sa présence.

Le repère pratique tient en une question à poser au vendeur : quelle espèce, et quel organe ? Une réponse qui ne donne que l’espèce est une réponse partielle.

La même question vaut pour une étude citée en argument de vente. Si le protocole a employé une racine et le produit une écorce de tige, les deux ne portent pas sur la même matière première, quelle que soit l’espèce annoncée. C’est une vérification qui prend une minute et qui décide de la pertinence du chiffre avancé. Les termes voisins qui reviennent sur les étiquettes sont rassemblés dans le lexique de la berbérine.

Ce que cette mention ne dit pas

Une partie utilisée ne renseigne ni sur la qualité ni sur la sécurité du produit.

Elle ne dit pas non plus qu’un organe vaudrait mieux qu’un autre. Une teneur plus élevée est une donnée analytique : elle décrit une concentration, pas un bénéfice. Aucune allégation de santé n’est autorisée pour la berbérine, quel que soit l’organe employé, et l’EFSA n’a pas pu établir de dose journalière sûre.

Le sommaire complet du site, de la plante à l’étiquette, se trouve sur Berbérine.fr.

Questions fréquentes

Que désigne la partie utilisée ? L’organe de la plante employé dans la préparation : racine, rhizome, écorce de tige, feuille ou fruit. Pour les plantes à berbérine, l’ANSES recense les espèces autorisées en précisant cette partie, espèce par espèce.

Pourquoi cette mention change-t-elle le contenu ? Parce que la berbérine ne se répartit pas également dans la plante. Un extrait d’écorce de tige de mahonia a été mesuré à 2,84 mg par gramme, soit environ 0,28 %. Les monographies retiennent 0,5 à 6 % pour la racine de la même espèce.

Une étiquette doit-elle indiquer la partie utilisée ? Les listes officielles raisonnent ainsi, et une mention sans organe laisse une question ouverte. Si une étiquette nomme l’espèce sans préciser l’organe, la teneur annoncée n’est pas rattachable à une référence.

Une partie est-elle meilleure qu’une autre ? Cette page ne le dit pas et ne peut pas le dire. Une teneur plus élevée est une donnée analytique, pas un avantage. Aucune allégation de santé n’est autorisée pour la berbérine dans l’Union européenne.

Sources

  1. Pharmacological potential of three berberine-containing plant extracts from Berberis vulgaris, Mahonia aquifolium and Phellodendron amurense

    Biomedicines (MDPI), via PubMed CentralNiveau de preuve B

    Publié le · Consulté le

  2. HPLC-DAD fingerprinting coupled with chemometric analysis can successfully differentiate Indian Berberis species and its plant parts

    3 Biotech (Springer), via PubMed CentralNiveau de preuve B

    Publié le · Consulté le

  3. Species evolution and quality evaluation of four Coptis herbal medicinal materials in Southwest China

    3 Biotech (Springer), via PubMed CentralNiveau de preuve B

    Publié le · Consulté le

  4. DRAFT Scientific Opinion on the safety of plant preparations containing berberine (EFSA-Q-2022-00803)

    EFSA — Panel on Nutrition, Novel Foods and Food Allergens (NDA)Niveau de preuve A

    Publié le · Consulté le